29.08.2006

musique au coeur de l'île

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Ma question aujourd’hui est … comment dire… primordiale. Essentielle. Vitale même.

 

Comment faire comprendre à quelqu’un que Céline Dion c’est vraiment d’la merde ?

Par extension…

Comment faire comprendre aux gens que les comédies musicales, de surcroît, françaises, c’est de la merde ?

Par sur extension…

Comment convaincre Pascal Obispo que l’euthanasie c’est bien et que c’est encore mieux de le faire avant 40 ans ?

Je sais bien que sur mon île, le gramophone ne supporte que de la musique de bobo urbain, du Radiohead, du Archive, du Beatles, du Jobim et des nocturnes de Chopin… Je vous accorde, ok oui ça va, je vous accorde le fait que sur mon île, on est sectaire et snob en terme de musique.

Il faut être tolérant.

Sa porte doit restée grande ouverte pour tout être humain, qu’il soit grand, maigre, lépreux, jaune, vert ou à pois…soit !

Il ne faut pas juger les gens au premier abord, ok ok ok.

On est tous égaux en droit blabla.

Par conséquent, quand on entend la première fois Céline Dion, finalement, il faudrait réagir comme à la première lecture du Monde Diplomatique. Il faut accepter le fait que c’est indigeste de prime abord… mais au final, à force d’effort, tu te sentiras un peu plus riche en toi tu vois.

Cependant... non vraiment, je pense qu’il est grand temps d’annoter la Déclaration des Droits de l’Homme.

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, sauf pour les hommes fans de Céline Dion, des comédies musicales française et de Pascal Obispo. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune, l’utilité commune étant une société sans Céline Dion, sans Comédie Musicale Française et sans Pascal Obispo.

Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. A la moindre offensive de Céline Dion, toute association politique est obligée d’agir.

Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée. Vous pouvez dors et déjà vous attaquer aux vigils de Pascal Obispo.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. Donc en gros, j’ai le droit de dire que Céline Dion itou itou, c’est de la merde, mais j’ai pas le droit d’aller le hurler dans la rue…

Ok ça me va !

Je l’écris donc tout doucement sur mon blog :

Il n’est pas possible d’aimer Céline Dion et toutes ses extensions capillaires et vocales ! mais shuuuuuuut....

 

On aura beau me dire qu’elle a quand une belle voix hé (à lire avé l’asseng).

On rétorquera que la technique ne fait pas tout.

On entendra : oui mais vraiment elle a uneuh belleuh voix hé (toujours le même asseng).

Là vous êtes en droit de répondre avec aplomb :

Au nom des Droits de l’homme je déclare Céline Dion et ses potes les comédies musicales et son amant Pascal Obispo bons pour l’échafaud !

 

et un peu de chantilly pour finir:

http://www.dailymotion.com/video/x27io_gad-elmaleh-les-co... 

25.08.2006

s' île en est

 

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La langue française me pose bien des problèmes. J’ai toujours été laissée frustrée devant certaines expressions. Quand ma mère finissait ses sermons par de fameux « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse » ou le célébrissime « Pierre qui roule n’amasse pas mousse », je restais très seule avec 1- une engueulade, 2- l’incompréhension.

Pièrkiroul namasspa mouss… ??!!!??? … ça veut dire qu’elle est vraiment en colère ou juste un petit peu ?

Depuis j’ai tout de même compris certaines choses dont des expressions.

Je sais maintenant que « sans crier gare » n’est pas « sans cris égards », expression à laquelle je n’arrivais à donner aucun sens si ce n’est une belle image… des cris égards… c’est joli ou alors ça fait un ptit peu peuuur aussi… wouuuh wouuh des cris égaarrrds.

Certaines me demandent encore un peu reflexion… « un homme averti en vaut deux »… deux quoi ? deux hommes ? ou deux avertissements ?

A puis là, récemment, y’en a une que je trouve moche et qui m’interpellent :

*** S’il en est ***

Qu’est ce que l’expression « S’il en est » veut dire ? et comment l’utiliser ?J’ai pu lire au cours des derniers jours des « s’il en est » en veux-tu en voilà : « Question difficile s’il en est »

 

« Questions existentielles s’il en est »

 

« Un sujet encombrant s’il en est »

 

« Si je sais compter, le juge Rothstein n’est que la 79e personne a être nommée juge à la Cour suprême du Canada durant nos 139 ans d'histoire – groupe élite s’il en est. » « Lieu mythique s’il en est »

 

J’en passe et des meilleures…. Donc en gros, c’est une manière super lâche et stylé de d’avancer des trucs dont t’es pas vraiment certain.

« Cet incontournable monument, s’il en est » = alors je suis allé à New-York, j’ai rien visité. Je me suis faite une liste d’après un guide pour faire croire aux gens dans les dîners que j’ai tout fait j’ai tout vu. Je vais parler de ce monument là… le MOMA (moma ? c koi ça ? hein ?)… mais je suis plus très sûre… 

Ou bien ne serait-ce pas une manière hypocrite de dire aux gens qu’il faut qu’ils se remettent en question :

 « Votre précieux rapport, s’il en est » = Cher ami, vous pensez avoir fait un travail parfait et indispensable mais je pense sincèrement que c’est de la merde. Et puis au féminin ? ça marche comment ?

« Cette jolie gazelle, s’il en est…, s’elle en est,… celle en nez?… »

 

ps: la photo en haut à droite, c'est "Le journal d'une jeune fille perdue"...

 

23.08.2006

L'île se professionalise

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Pour pouvoir vivre tranquille sur mon île, je dois aller quotidiennement sur le continent pour travailler. C’est comme ça que ça marche. Ca pourrait pourtant marcher autrement mais vu que je maîtrise pas bien la culture de blé et que les fringues Tara Jarmon ne poussent pas sur mon île (terrain trop sec voyez-vous), eh bien, je me dois de me présenter à mon employeur tous les matins. Mes études (littéraires), mes aspirations (grandes), mes affinités (intello-littérairo-bobo), mes motivations professionnelles (culture, édition, création) m’ont tout droit dirigée vers un poste de Chargée de maîtrise d’ouvrage* en Informatique (… ??!!?). Et l’air de rien, ça fait environ 10 ans que je tournicote autour de l’informatique et aujourd’hui encore, je reste un rien perplexe.

 

*alors en fait la maîtrise d’ouvrage en informatique, ça consiste en gros à faire des tests d’outils informatiques et dès que t’as un message d’erreur, tu appelles les « vrais » informaticiens et tu leur dis que ça marche pas et qu’ils feraient bien de lâcher leur jeu en réseau pour s’occuper de ton problème car le rétro-planning est très serré et le chef de projet est très exigeant.

 

Hier, je testais mon application quand je me trouve confrontée à un problème technique. J’en tiens informée le « vrai » informaticien. Il scrute et me demande : « Peux-tu me faire parvenir les loggs et webconfig du middle et du front à la TMA ? » Vu que je ne suis là que depuis 3 mois et que je suis enfin en CDI, je lui dis : « euh… ok… je t’envoie ça tout de suite. » Si vous êtes comme moi, de la requête çi-dessus, vous ne comprenez que les mots suivants : « Peux-tu me faire parvenir » « les » « et » « du » « et du »  « à la ».

Mais heureusement qu’à côté de moi, il y a Simon*.

*Simon., apparence physique d’un ado de 15 ans, que j’ai surnommé en secret avec un collègue 3ème Techno. Simon, lui, ne comprend pas les mots tels que « peux-tu me faire parvenir » « les »… En revanche il comprend bien les mots « logs », « webconfig » et il sait même ce qu’est la TMA.

Je m’en sors donc en faisant parler Simon qui reste encore aujourd’hui persuadée que l’informatique c’est la vie et inversement.

Là où la journée s’est corsée, c’est quand l'Informaticien m’a rappelée et m’a dit d’un ton solennel :

« Bon, Odile, le problème est plus complexe qu’on le pensait. Il va falloir prendre une décision. »

Moi : « ah ? ah bon ? » Moi intérieurement : - waou j’ai compris tout ce qu’il m’a dit là ! trop bien !

L’informaticien : « Oui, en fait, je sais pas ce que la TMA a fait mais il semble que la base DBinscrit ne soit pas dumpée sur la base DBtravail. Pourtant les patchs en intégration fonctionnait et là en qualif y’a une désynchronisation non-batchable »

 

Moi : « ah ? ah bon ? »  Moi intérieurement : - …

L’informaticien : « Ben wé. Donc là faut vraiment prendre une décision. »

Moi intérieurement : - Tu l’as dit ! Moi : « Euh… mais qu’est ce que ça implique au juste ? »  

L’informaticien : « Ben ça veut dire qu’il faut tout réinstaller à moins qu’on lance un script pour deloggé en purge le paramètre de la catégorie 10 puis on rebatche le DBinscrit. Mais bon, tu vois bien, c’est de la bidouille et on est pas garanti que ça marche. »

Moi : « Ben oui, en effet, c’est de la bidouille. »  Moi intérieurement : « bon… pas de panique…dis un truc, dis un truc dis un truc.»

Moi : « Et si on continue à tester comme ça ? »

Lui : « Ben voilà, c’est exactement la question tu vois.

Moi intérieurement : -ouffffff

Lui : « donc c’est pour ça qu’il faut que tu vois avec la big chef de projet. »

Moi : « Ok l’Informaticien, je vais la voir ! »

 

Après il s’agit de prendre un air grave et préssé et de dire à la big chef de projet :

Moi : « Bon, la situation est grave. Figurez vous que batch dump délogg logg dbinscrit dbtravail désynchro rebatchable TMA.

La big chef : « non !!!! Vous avez bien fait de m’alerter. Venez, on appelle l’informaticien ! »

 

Finalement tout s’arrange. On valide l’avis et la bidouille de l’Informaticien.

 

Ce matin j’appelle l’Informaticien pour lui dire que tout refonctionne.

L’informaticien : « Ah ben c’est cool. »

Moi : « Oui. Merci en tout cas hein. »

L’informaticien : « Ben de rien. C’était risqué mais bon, le tout est de ne pas tuer de SRED. »

Moi : « Ben oui ! sinon on aurait appelé la police. »

L’informaticien n’a pas répondu.

Et Moi j'ai dit: « Non laisse tomber. »

 

21.08.2006

Kandiraton sur l'île

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Mon père est alcoolique. Quand on regarde froidement et objectivement les faits, c’est d’une banalité affligeante. Une fois qu’on a posé les sentiments sous un cocotier bien caché de mon île, les statistiques parlent toutes seules:

 

  • 45000 décès annuel lié à l’alcool en France
  • 2ème cause de mortalité
  • entre 45 et 54 ans, 1 homme sur 5 meure d’une maladie liée à l’alcool.

Mon père est donc bon pour le cimetière. C’est pas bien nouveau et c’est finalement pareil pour tout le monde.

Donc finalement tout est parfaitement normal.

Je n’explique donc pas pourquoi j’ai dit à mon oncle que mon père était resté 3 semaines à l’hosto comme 5 ans auparavant, que mon oncle n’était au courant de rien, que je demande à mon oncle de ne rien dire, que j’en parle aussi à une cousine, qui en parle à son père (un autre oncle), qui en parle à mon oncle, qui lui dit qu’il sait tout, que finalement mon oncle appelle mon père, que mon père ne lui dit rien du tout et que mon oncle ne lui dit rien non plus.

Santé !

18.08.2006

Crise d'ego sur l'île

J’aurais jamais du quitter mon île pendant 10 mois. 10 mois ça fait trop sans moi.

Un truc de fou !

Je vous promets, sur la vie d’ma mère que c’est vrai… il y a encore 10 mois, quand on tapait mon prénom sur Google image… ben c’était une photo de MOI qui arrivait en premier. Moi la Odile number UNO sur le Google de toute la terre entière ?!! Véridique je vous dis.

 

Et maintenant quand on tape Odile dans Google image, on a ça

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Et en deuxième, y’a ça :

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Et puis en troisième ça :

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Non mais c’est quoi ce travail ?

 

 

 

 

 

Attendez, après y’a même ça !

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Mais  y'a aussi ça

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Et puis ça

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Ouuuuuh…. Elle fait carrément peur elle !

 

 

 

Et j’ai écrémé les 35 pages de « Recherchez : Odile – Google image »… et j’ai disparu !

 

 

Faut vraiment que je me cherche sinon je vais finir par me trouver …

17.08.2006

Invitation officielle sur l’île

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Chère Kiriko, Tu ne me connais pas mais moi non plus je ne te connais pas. Je ne cherche pas particulièrement à te connaître. En revanche j’exige de toi que tu continues à faire ce que tu fais. Tu as réussi à me faire rater 3 fois ma station de métro. Tu m’as posée sur un petit nuage frais et feutré alors que crois-moi, dans le métro de mon île, il peut faire chaud et le bruit peut faire sonner les tympans. Kiriko, Ton trait est doux mais n’est pas mielleux. Tes vues sont particulières. Tes zooms sont parfaits. Les réflexions de tes personnages ne sont pas bien élaborées mais elles sont profondes. Eh les gens qui lisez ce blog! surtout surtout ne passez pas à côté de Kiriko Nananan.

C’est de la BD, c’est du manga pas « boumboum » et ça se lit à l’envers.

 

Kiriko, tu passes quand tu veux sur mon île. Je saurai pas trop quoi te dire mais on trouvera bien un sujet, un truc, une histoire à se raconter.

11.08.2006

Retour sur l'île

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Mais bon sang mais qu'est-ce que j'ai bien fait de moi depuis le mois de Novembre??

C'est la question que se posent le c"omité de soutien de mon île" qui est constitué de grands noms tels que ... euh... mais si, vous savez, cette fille qu'on voyait à la télé le matin entre 7h et 7h02... ah ça y'est son nom m'échappe.

Voilà! en fait, il faut savoir que je me suis échappée depuis Novembre.

J'm'ai perdue.

J'me suis auto-kidnappée.

J'ai même cru voir que je ne voyais plus mon île.

Mais elle est là, belle (bof) et bien là! j'ai ma longue-vue et je vois les palmiers.

J'arrive mon île. Je reviens. Malgré l'emprise de mes féroces ravisseurs, j'ai fait et vu tout plein de trucs que je vais raconter... si j'veux.

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