19.09.2006

ça vole haut sur l'île

 

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J’ai beau être bien en paix sur mon île, il y a quand même quelquechose qui me turlupine. J’ai beau dérouler tous les scénaris possibles et inimaginables … je ne parviens toujours pas à comprendre comment Pascal Obispo ait pu intituler en toute impunité son album : « Les fleurs du bien ».

 

Scénario 1 :

 

Pascal entre nonchalamment dans sa boîte de prod en ayant bien fait crisser les pneus de sa Maserati (rouge) à l’entrée de l’immeuble. Il porte des lunettes de soleil à John Lennon car c’est un peu notre John Lennon à nous. Il prend l’air « i’m cool » mais au fond de lui, c'est-à-dire, à 2mn de son épiderme (car après, l’intérieur, c’est du polystyrène), il bouillonne, il trépigne, il ne peut plus attendre.

Dans la salle de réunion, il y a son producteur, le co-producteur, l’assistant du co-producteur, l’attaché de presse, le tourneur, la responsable de com, le directeur artistique, l’assistante du directeur artistique, la chargée de com, le business developper, l’executive marketing executeur… bref, ils sont tous là comme à chaque fois qu’un grand nom de la chanson française vient les voir. Pascal entre et, fier comme un épagneul qui aurait compris qu’on ne lui lançait pas la baballe pour de vrai, bombe le torse et cantonne : « Les gars ! J’ai trouvé un titre pour mon album. LES FLEURS DU BIEN !!! » Sans attendre le silence de western qui allait suivre, il lève les bras au ciel et clame de plus belle : « C’est géniaaaaal non ? »

 

Le silence suit :

Le producteur intérieurement : « ah wééé pas maaaaal. Ca sonne trop bien»

Le co-producteur intérieurement : « oh peuchère ! ça y’est, on touche le fond »

L’attaché de presse intérieurement : « Comment je vais pouvoir faire avaler ça à Télérama putain »

Le tourneur : « Oh le gros naze. Quel naze, quel gros naze. »

La responsable de la com ne dit rien, ne pense rien et visualise juste une guillotine.

Le directeur artistique continue de griffonner sur son calepin.

L’assistante du directeur artistique mord ses lèvres car elle vient de voir que le directeur artistique vient de dessiner Obispo et Eve Angeli en levrette.

La chargée de com, intérieurement, en serrant très fort son dossier : « il est trrrrrrroooop beau. Je l’aimeuh. Pascaleuh je t’aimeuh. C’est trrrrrop beau ton titre. »

Le business developper, intérieurement : « 35% de ventes en plus + 85% de com pour moi… ptain je vais me l’acheter le loft avec terrasse dans le 15ème… j’vais tous les griller les connards de ma promo. »

L’executive marketing executeur, interieurement : « Fleur du bien Fleur du bien… et pourquoi pas Fleur du Mal plutôt… je le dis ? je le dis pas ? non je vais pas le dire. »

Pascal ne se démonte pas et casse le silence :

« Eh les gars ! Faut lire un peu là ! Faut sortir de votre bureau ! Fleur du Mal ? hein ? ça vous dire rien ? hein ? »

L’executive marketing executeur, interieurement : « ptain ptain ptain j’aurais du le diiiiiire ! »

Pascal, grand nom de la chanson française :

« Allez quoi ! vous me faites marcher ! vous voyez pas la référence ? non ? »

Le directeur artistique regarde fièrement son croquis et soupire. L’assistante n’en peux plus et cache son fou rire derrière une quinte de toux. La chargée de com fronce très fort ses sourcils car elle ne voit pas du tout de quoi Pascal veut parler.

L’attaché de presse prend son courage a deux mains et lance d’un ton maternelle : « Pascal… »

Le grand nom de la chanson ne l’entend même pas et lève les poings au ciel :

« Mais Baudelaire bordel ! BAU-DE-LAIRE… Charles !!! »

La chargée de com , interieurement: « Baudelaire CHARLES ??? Bauredaile ? hein ?? mais … Pascal… que dis-tu mon beau Pascal ? »

Il continue : « Charles Baudelaire ! Les Fleurs du mal ! Me dites pas que vous n’avez jamais lu les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire ?!! Sam ? non ? Sam putain. »

Sam, le producteur : « aaaah ! Fleur du mal – Fleur du bien…. Ouiiiiii ! pas maaaaaaal ! j’avais pas compris du premier coup. »

Pascal, rassuré, expire : « ah ben dis donc… pffiouuuu… » 

Le reste de l’auditoire change de position sur leur chaise.

Pascal : « Alors ? c’est bien non ? ça le fait non ? Les Fleurs du bien ! tanaaaa »

L’assistante fait pipi dans sa culotte. La dernière fois, elle avait 8 ans et son frère lui faisait l’imitation de leur grand-mère sans son dentier.

Le directeur artistique passe ses mains derrière la nuque, sourit et dit : « Pascal, de toute évidence, tu vas faire un carton ! »

L’attaché de presse, amoureuse en secret du directeur artistique, mord ses lèvres et dit : « Pascal… ils vont adorer. »

Le tourneur pleure.

La responsable de la com enlève le loquet qui tient le couperet de la guillotine.

Le business developper sort la calculatrice.

L’executive Marketing executeur note sur son calepin en tirant la langue et en penchant la tête : « Charles Bodelère, Les Fleurs du bien. »

Puis tout s’accélère, le producteur se lève : « Bravo Pascal. Décidemment tu ne nous décevras jamais ! Tu joins l’éducative à l’agréable. Allons fêter ça autour d’une coupe de champagne. »

Tout le monde se lève, sort de la piece…

Seule, la chargée de com reste fébrile près de la porte et essaye de susurer à l’oreille de Pascal : « Pascal, tu es ma fleur, tu me fais du bien, tu es ma fleur du bien. …soupir… »

Scénario 2

A suivre….

 

16.09.2006

de l'amour, de la mort sur l'île

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Dans mon île j’ai installé une antenne radio. Elle n’est pas encore assez puissante pour décrypter les pensées de concitoyens du continent. Non elle capte juste la radio. L’autre jour, j’ai écouté l’émission de Daniel Mermet. Le sujet était :

 

« Et vous ? Votre tombe, vous la voyez où ? »

Ben oui mais j’veux pas mourir moi.

Juste quand je commençais à m’amuser, je dois vraiment me poser la question ?

Juste au moment où je réalise qu’il est bon d’être née femme en France après la loi Veil, après mai 68, d’avoir pu aller à l’école puis à la fac, d’avoir appris à ouvrir ma bouche pour dire des trucs pas forcément profonds mais au moins « personnel ».

Juste au moment où je m’aime bien un petit peu.

A l’heure où je me souviens que la petite aiguille a fait un bon tour de cadran pendant que la grande court toujours avec la même envie de voir ce qui va passer après…

il faut vraiment que j’avance le compteur à l’aube de ma mort ?

Les dernières fois que je contacté la Mort, c’est parce que je me sentais seule, vraiment, beaucoup, carrément, extrêmement seule.

 

On a eu des conversations purement pratiques :

« Bon… moi je vois bien une corde au niveau du pont Marcadet, au dessus des voies de chemin de fer. Et on pourrait lancer ‘la chose’ sur les coups de 5 heures du mat’ »

« - Allons bon ! »

« - Bé oui… parce que bon, j’ai pas envie de faire ça chez moi. Pour ma coloc, c’est pas cool. »

« - et les enfants qui iront le matin à l’école via le Pont Marcadet ? tu y as pensé ? »

« - hmmm… ben ché pas, choisis toi qui sait tout. C’est ton job après tout »

Puis la conversation à viré vers l’intérieur :

« - Pourquoi tu veux faire ça ? »

« - Je me sens trop seule. J’en ai marre de moi. J’aime plus ma compagnie. »

« - Espèce d’égoïste. Et les autres alors ? »

« - hmm »

« - oui ? hmm koi ? »

« - Je les déprime. Je me déprime. Je nous déprime…Je vous… »

« - Ca va ça va »

« - Pffff… »

« - Non mais regardez moi ça. Tu sais que tu as vraiment de la chance d’être là où tu es : tu as un toit, une éducation, un salaire, des amis, de la famille. »

« - Allez ! Ziva ! T’as pas plus poncif encore ? »

« - wow ! tu me parles mieux sinon je te tue ok ? »

« - ok »

« - ah très drôle »

« - non mais ton discours flonflon là… c’est vraiment du réchauffé. »

« - ok…tu te sens seule parce que tu n’as pas d’amoureux. »

« - Ben…oui … entre autre… »

« - Non pas entre autre… c’est les amis, le boulot, la famille qui sont ‘entre autre’. Tu n’en peux plus de ne pas être aimée, réellement aimée. »

« - et d’aimer aussi ? »

« - Non pas si sûre…. Aimer, tu l’as déjà fait. Tu as vu ce que ça a donné. On s’était déjà vu à cette occasion non ? »

« - oui mais bon. Wé… c’est vrai que j’aimerais bien rencontrer quelqu’un qui m’aime et que j’aime complètement pour ce qu’il est »

« - ok… bon… je te laisse. »

« - Mais pourquoi ? Je t’ai dit, j’en ai marre. »

« - Oui mais j’aimerais que tu ne m’associe pas avec l’Amour. Allez, tchao ! »

 

Ok fastoche ! Finalement wé, je préfère vivre avec l’amour et sans la mort qu’avec la mort et sans amour.

 

Mais j’aimerais bien quand même aimer vivre sans amour et sans mort histoire de ne pas vouloir mourir si  je n’ai plus d’amour.

15.09.2006

état présent de l'esprit de l'île

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Aujourd’hui, j’hésite entre :

1 - enfiler le bon vieux jogging en éponge bouclette, allumer l’ordi, les enceintes, mettre ça à fond : http://www.lilyallenmusic.com/

et :

1a) chanter avec un micro qui n’existe pas…mais en le tenant très très fort (Il faut que les phalanges soient toutes blanches pour que ça marche)… puis donner une interview à des journalistes qui ne sont pas là. Mais leur absence ne nous empêchera pas de nous gargariser sur nos influences, notre enfance et non non pas la vie privée… c’est privé.

1b) pousser les meubles et danser partout jusqu’au moment où je me sens très très … très … incompétente.

 

2 - garder le bon vieux jogging à moins d’avoir trop transpiré après le 2a)

et écouter ça :

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.view... 

         et :

2a) me glisser sous les draps, attraper le dernier roman de Laurent Mauvignier et… le lire.

2b) me glisser sous les draps et regarder la pluie tomber, fermer les yeux, probablement me rendormir, probablement à un moment fatidique d’une grande réflexion sur la vie, les amis, l’amour et le pourquoi du comment.

J’hésite donc entre 2 tableaux et 4 variantes de couleurs.

 

Au lieu de ça, ce matin, la peur du licenciement, l’angoisse de la précarité, la menace du banquier m’ont poussée à prendre une grande décision : faire comme tout le monde, aller bosser. J’ai donc opté pour le monochrome….

 

Naïve mais pas complètement lunaire, je prends mon souffle et j’assume et je dis, je clame, je le brame bien fort : Je suis sûre que je ne suis pas la seule à ne pas vouloir aller travailler ce matin.

 

Cherchons une solution :

Sur 100 personnes, y aurait-il au moins 50 personnes pour faire une double journée de boulot, la leur + la nôtre ?

Ca me parait réalisable. - 15 personnes aiment profondément leur boulot. - 5 personnes vont travailler aujourd’hui car elles ont repéré une petite paire de bottes chez Zara à côté du bureau et qu’elle passeraient bien entre midi et deux.

- 20 personnes vont au boulot aujourd’hui car :

- le petit stagiaire qu’elles reluquent depuis 2 mois fait son pot de départ ce soir et qu’il faut qu’elles passent à l’action car les avances autour de la machine à café n’ont clairement rien déclenché.

- le directeur de la com avec qui elles couchent depuis 2 mois les invite à déjeuner : « cette fois c’est la bonne, il va me dire qu’il veut se réveiller tous les matins avec moi »

- leur copine va déjeuner avec le directeur de la com et elles veulent absolument être là à leur retour.

 Il nous en reste combien … 10 personnes Facile, les 10 restantes vont travailler car de toute façon, être chez soi ou au bureau ne change rien. Ils dépriment tout autant, alors autant aller au boulot. Au moins y’aura toujours René pour sortir ses blagues et le gentil Jonathan pour leur apporter le café.

 

Reste ainsi à former ces 50 personnes à notre travail. …hmm… fastoche en ce qui me concerne… il suffit de lire des mails comme ça :

 

Comme vu par téléphone nous allons procéder a cette opération avec le mode opératoire suivant :

- arret des agents de synchro
- arret de la réplication avec le 1 er secours
- passage du script de mise à jour LDAP
- validation que seulement les enregistrements demandés sont supprimés
Si ok
- redemarage des agents de synchro LDAP
- redémarage de la réplication avec le 1 er secours


Le but étant que si pas OK,
- le 1 er secours soit opérationnel et non corrompu
- disposer d'un LDAP iso si besoin de réinjester en prod

 

Et de les renvoyer un quelqu’un qui répondra un truc que vous renverrez à quelqu’un qui comprendra et vous répondra de renvoyer le truc à machin qui a compris aussi.

 

Alors ? qui veut bien me remplaçer ? juste pour aujourd’hui ? Promis, lundi je m’y remets mais là : Mon île a besoin de moi.

 

12.09.2006

léger vent d'amertume sur l'île

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Le monde de l’entreprise est un pur régal pour moi qui a la chance d’avoir un coin de mon île constamment dans ma tête.

Les habitants du monde de l’entreprise se divisent en deux groupes : ceux qui s’y croient et ceux qui s’en foutent. Les deux groupes sont rassemblés par un objectif commun : se pourrir. L’hypocrisie rampe sous tous les bureaux, les câbles des pc sont tous raccordés à Radio Moquette et les hyènes du potin rodent autour des machines à café. L’activité principale consiste à tirer dans les pattes tout en ne tirant pas pour de vrai, faute d’armes.

Ok ça va, ça sent la poncif à 250km de la rive de mon île. Ok ça va… Tout ceci est d’une banalité molle et aigrie. Dans l’entreprise qui me verse un salaire à chaque fin de mois pour me remercier de ma présence dans le bureau 156B étage 3 couloir B, il y beaucoup de « va et vient »… enfin plutôt des « va ». Les gens s’en vont.

Ecoeurés des pressions de petits chefs, des organigrammes à tentacules, des guerres par mail avec les chefs en copie, ils jettent tous leurs dossiers par la fenêtre pour aller retrouver la même chose ailleurs. Et quand ils s’en vont, avant le pot de départ où on sort la boîte assortiment « tea time » de Delacre (ou alors la version « calèche » de Lu pour les plus petits services) il y a toujours le mail général que Machin s’en va, qu’il a été formidable et qu’on le regrettera tous.

Voici ce que j’ai reçu dans ma boîte de réception Outlook ce matin :

 

Nous souhaitons saluer les résultats obtenus par Machin, qui a su concilier depuis quatre ans le souci constant de la satisfaction des utilisateurs tant déclarants que gestionnaires avec le traitement optimal des difficultés organisationnelles et applicatives, tout en respectant les exigences d'une maîtrise budgétaire rigoureuse.

 

Tout ce joli billet doux rédigé par le big boss qui a transpiré de tout son front pour :

1 – trouver des trucs sympas sur Machin

2 – se souvenir de qui est Machin

3 – se rendre compte qu’il a pas fait grand-chose

4 – écrire un truc suffisamment dense pour montrer que l’entreprise aide les employés à se développer

5 - écrire un truc suffisamment dense pour montrer qu’il bosse et qu’il maîtrise suffisamment de tournures pompeuses pour être le chef.

Voyez plutôt cette plume légère, ce ton fleuri, ces douces assonances et ces clinquantes allitérations.

Essayez aussi un peu de relire ce pamphlet en respectant sa ponctuation, à savoir : vous ne respirez QUE quand vous voyez une virgule :

Nous souhaitons saluer les résultats obtenus par Machin,(inspirer) qui a su concilier depuis quatre ans le souci constant de la satisfaction des utilisateurs tant déclarants que gestionnaires avec le traitement optimal des difficultés organisationnelles et applicatives,(asphyxie !) tout en respectant les exigences d'une maîtrise budgétaire rigoureuse.(décès)

 

Tout ceci, c’est du quotidien, c’est banal… mais en attendant, j’ai trouvé ma vocation ! Je veux être chef. Je veux être assez haut placée pour pouvoir consacrer mes journées à regarder les gens en réunion, les virer, et écrire des trucs du genre :

« Machine a su dans un contexte de forte activité relever le challenge tant dans sa gestion inter-organisationnelle de la structure de la branche qu’avec le management de son équipe en forte croissance tout en développant les pôles de compétences à dynamique partagée avec le défi de la mission réussie de la croissance accrue de son équipe. »

Wé !... wé, c’est bien ça.

Dites moi Constance, Machine, c’est bien la ptite stagiaire qui fait les photocopies ?

 

07.09.2006

une île sans Bescherelle

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Dans mon île, on est pas très fort en pouvoir de conviction. Finalement, on est pas amené à beaucoup l’utiliser puisque sur mon île, il n’y a que moi. En revanche, quand je sors de mon île, il m’arrive parfois de devoir user de ce pouvoir. Et même sur le continent, je constate que j’ai du mal pour la simple et bonne raison que je ne maîtrise pas le verbe CONVAINCRE.

 

C’est ça c’est ça, ricanez…. Mais allez me dire comment vous finissez cette locution :

 

« Eh Coco, pour la kermesse de Saint Jean de Cuculles, on arrive pas à avoir Obispo. Y’a rien à faire. Il veut pas venir, même pas pour la dernière soirée. On lui a proposé la grande scène, on lui a dit qu’il passerait après Georges Mendez et sa scie musicale, y’a même le club des Tritons qui sont prêts à imprimer des bonnets de bains à son image…et non y’a rien à faire. Coco, faut faire quelque chose. On sait que t’as des contacts. Tu pourrais pas appeler son agent ?

Il faut vraiment que tu le convain…. Que tu le conv… que… »

Comme on est malin, comme on se laissait pas faire dans la cour de l’école, on s’en sort toujours par un

 

« Il faut absolument que tu arrives à la convaincre » fiouuu… pas passé loin !

Mais après le lendemain, comme vous n’avez pas de nouvelles, vous envoyez un mail à Coco. Vous voulez faire court, concis, incisif :

« Coco, je n’irai pas par 4 chemin. Aujourd’hui tu convain… tu conv… tu c.. »

Suppr

« Coco, tu te démerdes comme tu peux mais tu nous ramènes Obispo à la kermesse ! »

 

Et pendant que Coco appelle l’agent d’Obispo… moi je m’interroge… et je me renseigne :

Et voici ce qu’en dit la LOI :

Il faut que tu le convainques     (biiiii j’aime paaaas)

Aujourd’hui, tu convaincs …          (vraiment ? really ? convaincs ? « aujourd’hui tu convainx » ??)

 

Alors voilà, les verbes Convaincre et Vaincre, c’est un peu le souk au niveau des sons /k/.

En effet, vous allez dire :

« hmmm… cette fille est décidemment bien convaincante »

Puis vous enchaînerez :

« Tout en me convainquant, je me disais qu’il me prenait vraiment pour une quiche. »

 

Voilà, je crois que ce qui nous gêne dans le verbe convaincre, c’est la gestion du « que » « cs » « c »

 

Je propose de remédier à l’éternel chaos français en remplaçant tout les « c » « cc » « qu » « ch » par un simple K.

 

Mise en en application :

 

- Bon KoKo, tu l’a Konvainku finalement le Koku là ?

-wéwé c’est komme si c’était fait. K’est ce k’il fait chaud ici dis donk ! 

-kalme kalme, j’ai pas mis la klim. 

-Donk Obispo pour la Kermess c’est bon. 

-Ben…tu préfèrerais pas Kokorosie ? 

-Kokorosie à Saint Jean de Kukulles ? 

 

la photo: petite ruelle de Saint Jean de Cuculles... bourgade aux environs de Montpellier...

04.09.2006

le droit du sol sur l'île

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Si je devais quitter mon île, le vent emporterait ma barque vers Marseille.

Seulement voilà, à Marseille, il y a les universités d’été de l’ UMP.

A Marseille, il y a des criques incroyables à 5 mn du centre ville. A Marseille, le bleu de la mer vous fait oublier que vous êtes dans une grosse ville polluée et industrialisée.

A Marseille, vous avez parfois l’impression de vous promener dans un petit village provençal alors qu’il y a bien un Zara-H&M-Mango à l’angle de la rue.

A Marseille, près de l’abbaye Saint Victor, ça sent la fleur d’oranger. C’est parce que le plus vieux four à navette (petit biscuit) est juste à coté.

Et à Marseille donc, il y a en ce moment Sarkozy et ses zamis. Et ses zamis, c’est Doc Gynéco et Johnny !

Doc Gynéco ? le gros fumeur de joint ? Doc Gynéco et Sarko ??!!

Est-ce que ça veut dire qu’il y ait des chances que le cannabis soit légalisé ? Remarque oui, ça fera moins de traffic, moins de délinquants et des meilleures stats. Ok… donc Doc Gynéco + Sarko = je comprends. Ça a un sens.

Sarko + Johnny maintenant…

Johnny + Laetitia = Jade. Jade = plutôt Phuong hein.

Jade = pas née sur le territoire français.

Pas né sur le territoire français + Sarko = charter illico.

Jade/Phuong + charter = bye bye Johnny + les larmes de laetitia

Larmes de laetitia + Sarko =… soit chantage par truc très cochon… soit…nouvelle loi pour les sans-papiers !

Wé vazi Laetitia ! pleure ! pleure toutes les larmes de ton corps… parce que crois-moi, toi qui a pu adopter en 3 mois alors que d’autres attendent 3 ans, tu la verras pas longtemps ta petite perle d’émeraude.

Cette note n’aurait pu se faire sans la conversation msn que j’ai eu avec Patou y’a pas bien longtemps… entre le prix des bottes de Zadig et Voltaire et la grave estime qu’on a de nous. Merci Toupa !

01.09.2006

une star sur l'île

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A vous qui rêviez devant votre petit écran en voyant les stars descendre de la voiture avant d’aller chez Drucker le samedi soir… il m’est arrivé un truc de dingue hier!

 

Hier, je suis partie tôt de mon île, plus tôt que d’habitude car je devais me rendre à La Défense, l’île des hommes d’affaires, l’île où tout le monde est habillé en gris et se précipitent dans des très haut immeubles en fenêtres miroir.

 

En attendant mon collègue, je traîne un peu dans la station de métro. Là je me souviens que je n’ai plus de porte carte pour mon passe Navigo. Je me dis : « Allons demander à un gentil agent de la RATP s’il veut bien me fournir ce précieux porte-carte. »

 

Je répète dans ma tête les mots de passe: « Bonjour monsieur, s’il vous plait, vous serait-il possible s’il vous plait monsieur le gentil agent… vous seriez bien aimable, merci monsieur merci ».

 

Je me dirige vers le box des accusés. Le reflet de la vitre m’empêche de bien voir mon interlocuteur, le gentil agent de la RATP. Je change d’angle tout en commençant ma formule de politesse. Et là… ma langue bloque : « Bonjour monsieur, esscuzez-m… je… j …. »

 

j’ai du rassembler tous mes shakras, appeler mon Ying pour qu’il fasse un effort avec Yang, me rappeler tel Zidane qu’il fallait être forte dans ma tête (et pas « mettre » une tête à l’agent)… j’ai du faire tout ça donc pour continuer ma phrase sans que le gentil agent se rende compte que je l’avais reconnu.

 

Alors oui parce que, vous me croirez peut-être pas mais… j’ai pas rêvé… le gentil agent qui m’a répondu n’était autre que… … le nain de Fort Boyard.

j’vous jure sur la vie dmamèreksévré ! Vrai de vrai ! Enfin… je crois…

Il lui ressemblait trop pour que ce ne soit pas lui. Oui oui le nain qui tourne la tête des lions en plastique dans la salle où il pleut des pièces. C’était lui ! Pendant qu’il farfouillait avec ses petits bras dans le gros tiroir pour me trouver mon porte-carte, je l’ai bien observé. Et il a avait vraiment la même fougue et la même dextérité de nain que quand il cherche les clés du cachot numéro 30, celui infesté d’araignées et de rats.

 

D’ailleurs, pour vous prouver que c’était bien lui, il a même eu un ptit regard complice quand je lui ai dit au revoir : « wé je sais bien que tu m’as reconnu mais que t’oses rien dire hein ? »

Preuve maigre, certes… Mais quand je vous dirai qu’il m’a même fait un clin d’œil, là là làààà y’a plus aucun doute !

Je suis tout de même allée vérifier mes sources car on m’a toujours appris à ne croire que ce que je voyais. Je suis allée sur Google Image, j’ai tapé Fort Boyard et j’ai bien reconnu mon gentil agent.

 

Passe Partout qu’il s’appelle à la télé !

C’est donc logique que Passe-Partout travaille à la RATP et qu’il délivre les porte-cartes des PASSE Navigo.

… en même temps moi qui croyais que la télé ça payait bien…. Remarque… France 2=service public, RATP=service public aussi…

 

Non non c’est donc bien parfaitement logique tout ça.

 

Reste à savoir maintenant si le Père Fourasse travaille bien à la mairie du 18ème.

 

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