08.11.2006

vitrine sur l'île

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Voilà, je me pose une question. Quelque soit le support, pare-brise, vitre du grand immeuble de mon lieu de travail, vitrine du vieux coiffeur pour homme… pourquoi ? pourquoi oui vraiment je me demande, pourquoi y’a-t-il toujours quelqu’un pour écrire le mot « sale » dans la poussière de la vitre. Je ne me pose pas vraiment la question sur le vandale lui-même. Il peut être en état pré-adolescent et s’être perçé un énorme point noir le matin devant sa glaçe. Il peut également s’agir d’une jeune trentenaire qui dans un élan de nostalgie se rappelle qu’elle faisait ça avec ses copains au CM2. Elle regarde à droite, à gauche, devant, derriere…non c’est bon y’a personne, j’y vais !! S…A..L…E…. puis elle se frotte l’index sur son manteau…hi hi hi trop drôle ! Il peut donc s’agir de vous et moi, BAC+5 ou autodidacte. Nos petits neveux et nièces sont aussi de la partie.

Ma question conçerne ainsi TOUT le monde.

Mesdames, messieurs, Ladies and gentlemen, …. Pourquoi écrivons-nous « sale » sur les vitres sales ?

La question peut se scinder en deux :

1-     Pourquoi éprouvons-nous ce besoin d’aller frotter ses doigts dans de la poussière toute grise

2-     Pourquoi toujours tracer le mot « sale » ?

 

Certes, il existe des variantes. Le dessin de l’organe génital masculin arrive souvent en second. Mais avouez-le, sur une vitre sale, c’est « sale » qu’on voit le plus souvent et qu’on a le plus souvent envie d’écrire.

A la première question, j’imagine que la réponse est qu’on est tous des cochons. Nous sommes en effet très proches de nos amis les cochons de par notre épiderme et comme eux, nous adorons nous rouler dans la saleté. La différence entre eux et nous est que les cochons s’auto-roulent dans la boue alors que nous, les humains, nous préférons rouler pas nous mais les autres dans la boue.

A la deuxième question, je m’interroge. Pourquoi écrit-on « sale » ?

Pour montrer qu’on est propre ? qu’on sait reconnaître la saleté de la propreté ? pour accuser l’autre et le rouler ainsi dans sa propre m… ? Bon sang de bonsoir, ne sommes nous pas cruel !

Mais … oui.. mais… et puis en plus… ben oui, on est complètement demeuré puisqu’au final on se retrouve avec un doigt tout « sale ». Mon index frotte mon front et vraiment je m’interroge…. Ah merde, j’ai de la poussière sur le front maintenant !

 

06.11.2006

tic tac sur l'île

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Une minute = 60 secondes

 

Une heure = 60 minutes

 

60 minutes = 3600 secondes…

 

 

La vache ! ça commence à chiffrer…

 

 

Ajoutez à cela que, loin de mon île, dans mon bureau B3160, 12ème étage, les minutes semblent être des heures…

 

 

Ca nous fait donc du :

 

 

1 minute = 1 heure

 

1 heure = 60 heures = 3600 minutes = 216 000 secondes !

 

 

A l’heure où je pourrais être tranquillement ne pas voir passer les minutes en me plongeant dans un livre ou en trinquant à la bonne heure avec Julie, j’ai préféré tester mes limites temporelles dans le monde de l’entreprise.

 

 

Donc là il est 11h18. Je suis arrivée à 08h00. Ce qui nous fait du 3 heures et 18 minutes de présence ici. Donc si mes calculs sont bons, j’ai l’impression d’être à mon bureau depuis… 7 jours et demi non stop.

 

A ce compte là, une semaine fera un an et je vais vite arriver à la retraite et je pourrai rapidement partir d’ici à tout jamais.

 

 

Conclusion : le temps c’est quand même sacrément subjectif ma bonne dame.

 

 

Parce qu’en face de moi, le type en face de moi là, le chef de responsable de controleur de projet, est en train de courir après le temps entre ses réunions et ses réponses par mail, réponses qu’il fait généralement à haute voix au bonheur de mes oreilles qui comptent les secondes :

 

« Non mais je rêve. Non mais il a rien compris du tout lui. Je lui avais dit pourtant que c’était pas un MCV qu’il fallait faire mais du smartscript classique. C’est pourtant pas compliqué ! »

 

Dring dring…

 

« Oui allo ? ah non j’peux pas, à 10h j’ai comité de pilotage et puis après y’a le matchage des dumps, donc j’te raconte pas hein. C’est la folie en ce moment ! »

 

 

 

Pascal (le philosophe … pas Obispo) a dit

 

 "Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent."

 

 

Ah non non Pascalito, tu te trompes. Moi je le sens pas bien là le Présent, il est bel et bien là. C’est un peu comme cette race de grosses mouches super lentes là vous savez, celles qui bourdonnent autour de vous, qui trouvent pas la fenêtre et que vous pensez pouvoir attraper sans problème. Et au moment de la chopper, elle s’en va !

 

 

 

…et là il n’est que 11h39….

 

 

 

tic tac sur l'île

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Une minute = 60 secondes Une heure = 60 minutes 60 minutes = 3600 secondes…

 

La vache ! ça commence à chiffrer…

 

Ajoutez à cela que, loin de mon île, dans mon bureau B3160, 12ème étage, les minutes semblent être des heures…

 

Ca nous fait donc du :

 

1 minute = 1 heure 1 heure = 60 heures = 3600 minutes = 216 000 secondes !

 

A l’heure où je pourrais être tranquillement ne pas voir passer les minutes en me plongeant dans un livre ou en trinquant à la bonne heure avec Julie, j’ai préféré tester mes limites temporelles dans le monde de l’entreprise.

 

Donc là il est 11h18. Je suis arrivée à 08h00. Ce qui nous fait du 3 heures et 18 minutes de présence ici. Donc si mes calculs sont bons, j’ai l’impression d’être à mon bureau depuis… 7 jours et demi non stop. A ce compte là, une semaine fera un an et je vais vite arriver à la retraite et je pourrai rapidement partir d’ici à tout jamais.

 

Conclusion : le temps c’est quand même sacrément subjectif ma bonne dame.

 

Parce qu’en face de moi, le type en face de moi là, le chef de responsable de controleur de projet, est en train de courir après le temps entre ses réunions et ses réponses par mail, réponses qu’il fait généralement à haute voix au bonheur de mes oreilles qui comptent les secondes : « Non mais je rêve. Non mais il a rien compris du tout lui. Je lui avais dit pourtant que c’était pas un MCV qu’il fallait faire mais du smartscript classique. C’est pourtant pas compliqué ! » Dring dring… « Oui allo ? ah non j’peux pas, à 10h j’ai comité de pilotage et puis après y’a le matchage des dumps, donc j’te raconte pas hein. C’est la folie en ce moment ! »

 

Pascal (le philosophe … pas Obispo) a dit  "Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons presque point au présent."

 

Ah non non Pascalito, tu te trompes. Moi je le sens pas bien là le Présent, il est bel et bien là. C’est un peu comme cette race de grosses mouches super lentes là vous savez, celles qui bourdonnent autour de vous, qui trouvent pas la fenêtre et que vous pensez pouvoir attraper sans problème. Et au moment de la chopper, elle s’en va !

 

…et là il n’est que 11h39….

 

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