02.01.2007
le FICIR sur l'île
Pour cette année 2007, j’ai décidé de créer un Front sur mon île. Un Front insulaire contre un fléau qui ravagent les rives du continent. En 2007, j’aime toujours les gens (pas tous) qu’ils soient gris, verts ou à pois ; mais cette année, c’est décidé, je lance la lutte sans merci contre l’inversion de la relative. Je rêve en 2007 …
- d’un monde où nous n’entendrons plus jamais ça: « La rue Marcadet ? Je sais pas c’est laquelle moi. » - d’une réunion du lundi du projet MCR/GRC/Grunchmunch dans laquelle le responsable chef en chef ne répondra pas : « Ben enfin, tu le sais toi c’est qui. » à la question « mais qui t’a envoyé le mail pour confirmer la montée de version 6.1.12 ? »
- d’une conversation saisie à l’arrêt de bus : « Mais qu’est-ce que c’est ça là-bas ? » moi évidemment je tourne la tête pour regarder l’objet mystère…alors que la question ne m’est pas adressée. (sous résolution 2007 : continuer à épier les conversations.)
L’autre personne, contaminée, répond :
« Le truc rouge là bas ? Ah je sais pas c’est quoi. »
Je tourne la tête vers la personne contaminée, j’ai envie de crier « noooooooon ».
Le premier reprend :
« Mais non pas le truc rouge. Ca je sais c’est quoi. C’est une borne incendie. Non je parle du panneau là bas. Bleu et Vert. Je vois vraiment pas c’est quoi. »
Les deux corrompus plissent les yeux pour mieux voir et moi j’ai la tête tournée vers eux. Ils se rendent compte que je les observe, alarmée.
C’est dans ces moments là que je me dis qu’il faudrait avoir sur moi des petites fiches pédagogiques à usage collectif. Je les distribuerais à la sortie du RER de Val de Fontenay. Je me posterais à côté des illuminés qui vendent « Lumière de Dieu », le magazine des amoureux du Jesus. Au bout d’un moment, on engagerait la conversation avec l’un d’eux:« -Et alors ? ça marche bien votre magazine ?
-Non pas trop. Malheureusement.
-Il faudrait peut-être que vous alliez vers Saint Sulpice ou près d’une église…
-Saint Sulpice ? Je sais pas c’est où. »
Et là, je l’étoufferais avec mes fiches qui titreraient « On ne dit pas ‘je sais pas c’est où’ mais ‘je ne sais pas où c’est’. »Pour monter mon FICIR, Front Insulaire Contre l’Inversion de la Relative, j’ai besoin d’un(e) trésorier(e), d’un(e) secrétaire, d’un(e) directeur(trice) marketing, d’un(e) chef de pub, d’un(e) attaché(e) de presse, d’une webdesigner et puis aussi d’une personnalité plus ou moins connue pour notre spot télé.
Nous pourrions ainsi personnifier notre slogan et y ajouter une petite gestuelle… un peu comme Danette avec « On r’met ça ?! ».
Là on aurait par exemple …euh ché pas… Diams par exemple ! … qui serait dans la rue, qui viendrait s’immiscer dans une conversation et qui au premier « Ché pas c’est qui qui chante ça », elle bondirait et ferait un petit signe en tournant les mains et en lançant : « on inverse ?! Yooo ! » …wéééé…ça s’rait bien ça…
On inverse !!
Wééé trop bien (!!)
Commentaires
Je vois pas c'est quoi le problème...mais bon.
Et on dit "c'est qui qui" ou "c'est qui est-ce" ???
Ecrit par : spiroo | 03.01.2007
on dit la bite A ma mère.
Ecrit par : julie | 03.01.2007
Bravo Julie... très fin... et moi qui vient relever le niveau... pffff....j'te jure! ( :-))
Spiroo...on se connait?
Ecrit par : odile | 03.01.2007
y'a des gens qui croivent tout et n'importe quoi malgré qu'on les prévienne de se méfier des rumeurs
ils ne voient (prononcez voaille) pas plus loin que le bout de leur nez
Ecrit par : Lza fraulein del'autcôté | 04.01.2007
oui ceci dit y'en a d'autre qui emmènent leurs souliers à ressemeler en automobile, non sans avoir prévu quelques denrées alimentaires pour se sustenter, au cas zoù. et évidemment en faisant leurs commissions ils achètent comme à la réclame. dans le poste.
Ecrit par : julie | 05.01.2007
y'en a vraiment des qui croivent toujours tout savoir.
bref, c'est quand qu'on s'voit ? et c'est quand qu'on r'met ça les meufs ?
Ecrit par : patou | 09.01.2007
pas avant que t'ai trouvé un dépressif à amener avec toi, patou. on en a toujours besoin dans les soirées!
Ecrit par : julie | 09.01.2007
ah ben non ... la prochaine fois, c'est quelqu'un d'autre qui amène l'invité mystère. Je propose que ce soit toi Julie. Tu as le choix entre:
- un interne de ton centre
- une de tes collègues lacaniennes
Alors? on se marrera le plus avec qui? non pardon... c'est avec qui c'est qu'on se marrera le plus?
(je m'excuse auprès de mon grand lectorat pour cette conversation privée qui n'a de sens que pour nous... que c'est que nous qu'on comprend)
Ecrit par : odile | 09.01.2007
c'est dégueulasse de se moquer des handicapés!!
(oh mon dieu on va être punie pour ça je le sens, c'est malin, par exemple à tout les coup ma vie va devenir un long chemin de croix sans fin pavée de souffrances toutes plus horribles les unes que les autres, ah mais non quelle idiote, elle est DEJA comme ça. )
ok le prochain dépressif, c'est moi.
Ecrit par : julie | 09.01.2007
Il y a aussi les :
"C'est qu'est-ce que je dis !"
"Vas-y pas, c'est trop dangereux !"
"Les responsables, c'est ceux-là qui sont là bas."
Ah oui et aussi, ne pas confondre :
"Je sais pas c'est où." et "Je sais pas, c'est où ?"
On pourrait accuser des gens à tort, alors attention...
Pour terminer, "Bonne année dans ton île Odile !"
Ecrit par : Christophe (le copain de Cécile) | 10.01.2007
Bonne année 2007 : c'est qu'est-ce que je voulais dire avant tout !!
C'est tout qu'est-ce j'aime bien ta note !
Une belle image des chefs de projet !
Mon client (s'auto proclamant chef ultime et supérieur aux autres) parle comme ça aussi.
C'est qu'est-ce que je voulais dire !
Mais bon, à sa décharge il a commencé à travailler à l'âge de 15 ans.
La règle :
Tout ce qui est subjonctif et/ou conditionnel : on oublie !
L'appartenance est symbolisé par le A et non par le DE.
Exemple : c'est le Gode A ISABELLE et on c'est le Gode d'Isabelle.
C'est le cul à Michel et non c'est le cul de Michel...
Moi même je parlais comme ça encore il y a qq mois...
Et quand je retourne dans ma région c'est qu'est-ce qu'ils disent aussi.
Mais tout ce système s'applique aussi aux maths :
Je travaille en ce moment, sur un outil de restitution d'indicateurs pour que les chefs et directeurs puissent prendre des décisions simples.
Exemple : restitution du chiffre d'affaire, du reste à facturer, du montant commandé...
Bref, je fais une petite synthèse à mon client de mon travail :
Moi : "Voilà nous avons un indicateur qui déconne, il va falloir que l'on corrige celui ci. L'indicateur ne devrait pas être négatif".
Cet indicateur affichait un reste à facturer de « -2000 euros » (ce qui n'est pas très logique).
Je lui propose simplement d'avoir une règle simple et efficace : le reste à facturer ne pourra pas être négatif.
Je traduis donc pour mon client avec le terme : il pourra être à zéro ou plus.
Mon client : "Ben non, parce que s'il est à zéro il est négatif".
Cette phrase a été prononcé avec un aplomb certain.
Moi physique : Je prends une grande respiration…
Moi "..." avec un regard bizarre face à lui. Avec un sourcil qui se lève d’un côté.
Encore moi intérieurement : " c'est pire que les règles de grammaire non appliquées"
Et là je pars dans un discours d'institutrice d'école primaire en train d'écrire à la craie sur le tableau vert :
Le zéro est le seul chiffre neutre. Le zéro n'est ni négatif, ni positif... blablabla...
Ah mes clients me surprendront toujours !
Heureusement qu'ils ne sont pas tous comme ça : y'en a des qui sait parler.
Tcho
Cécile
Ecrit par : Cécilette | 11.01.2007
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